Après un demi-siècle d’évolution, les données sont enfin libérées!

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des entreprises sont sur le cloud
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des charges de travail d'entreprises sont sur cloud public
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des entreprises utilisent SaaS

Depuis 50 ans, une bonne partie de l’attention des dirigeants informatiques était consacrée au développement d’applications s’exécutant dans des centres de données, en d’autres mots, dans des contenants physiques. Ces centres ont évidemment évolué au fil des décennies et des nouvelles pratiques. La miniaturisation des ordinateurs, l’augmentation de la performance des réseaux et leur étalement (Internet) ont été des moteurs de changement et d’évolution. Un moment décisif au début des années 2000 a été le début de la virtualisation à grande échelle. Bien qu’inventée au début des années 60, c’est la compagnie américaine VMware qui a vraiment propulsé cette technologie. Depuis, les TI ne sont plus les mêmes. Le produit de cette mini révolution est le passage d’un monde TI de contenants physiques à celui de contenants logiques, virtuels. Ce n’est plus l’emplacement physique des serveurs qui compte, mais leur mobilité.

La mobilité des serveurs, la facilité de leur déploiement, la maturation d’Internet, l’arrivée de compagnies comme Google et Facebook et plusieurs autres facteurs ont permis la naissance de ce qui est maintenant appelé l’infonuagique. Cet univers numérique, élastique, en mouvance constante, composé de serveurs virtuels interconnectés par des réseaux virtuels sécurisés est devenu la nouvelle frontière, une forme de contenant planétaire où s’exécutent les applications en mode éclaté. Cette transformation a évidemment nécessité de nouvelles pratiques TI dans une foule de domaines pour faire face à cet univers changeant.

Pendant quelques années, cet univers numérique a été le nouveau modèle de centre de données vers lequel tous devaient s’orienter; il fallait « aller dans le cloud ». Plusieurs affirmaient que c’était une question de se réinventer afin de rester concurrentiel. Cependant, il a fallu se rendre à l’évidence que ce modèle n’était pas pour tous, et par conséquent en créer un nouveau, une variante, que l’on nomme l’infonuagique hybride. Cette variation emprunte les mêmes caractéristiques, mais l’échelle de son adoption est davantage ciblée pour des besoins précis de l’entreprise. Elle représente un pont entre l’infonuagique publique et privée. C’est le nouvel équilibre, le nouveau modèle qui repose sur l’agilité renouvelée des TI.

La grande mobilité des contenants, la nouvelle agilité des TI font que les barrières technologiques traditionnelles semblent s’être dissipées pour de bon. Si les préoccupations pour le domaine physique des TI ne sont plus à l’ordre du jour, que reste-t-il? Les données.

Les données sont enfin libérées, et ce à un moment crucial. En effet, la production de données ne cesse de s’accélérer. Les modes de consommation de ces données se multiplient (mégadonnées, apprentissage machine, apprentissage profond, intelligence artificielle, etc.) Les contextes commercial, économique et même politique augmentent notre dépendance sur ces quantités massives de données. Les TI doivent adopter une nouvelle vision centrée sur les données comme seul actif à grande valeur. Et c’est ici que le message commercial des entreprises TI devient important.

Nous croyons que vos partenaires fournisseurs doivent avoir une stratégie qui s’articule sur la mobilité des données. Les choix technologiques doivent viser à diminuer sinon éliminer toutes les contraintes empêchant cette mobilité, c’est une question essentielle pour rester agile et opportuniste. Les technologies vont et viennent, mais d’une vague à l’autre, d’une mode à l’autre, ce qui reste, ce sont les données. Le reste n’est qu’éphémère.

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