Comment l’IoT bouleverse les règles de l’assurance

Understory n’est qu’un exemple de la façon donc le Big Data et l’Internet des objets (IoT) vont révolutionner l’assurance. Cette société d’analytique météorologique utilise un réseau de capteurs au sol pour détecter les conditions météo sous les nuages que les satellites ne peuvent pas voir. Les données collectées de ces appareils locaux complètent les observations satellitaires et radar pour identifier l’impact des événements météorologiques avec une précision sans précédent. Par exemple, lors d’une tempête de grêle, les capteurs d’Understory peuvent identifier les zones touchées par les plus gros grêlons, qui présentent le plus grand potentiel de dommages. Avec cette information, les assureurs peuvent envoyer leurs experts dans les secteurs qui requièrent l’attention la plus immédiate et nécessitent des réparations rapides pour éviter d’autres dommages. Les économies réalisées grâce à l’efficacité et à la prévention des fraudes sont en moyenne de 15% à 30% par tempête.

Peu d’industries sont susceptibles d’être plus transformées par la technologie que l’assurance. Le fondement de l’industrie de l’assurance est la mesure du risque, mais jusqu’à récemment, cela a été largement fait à partir de grandes quantités de données synthétisées pour extraire des tendances générales et appliquées à de grands groupes d’assurés.

Tout ceci est sur le point de changer. L’assurance sera de plus en plus orientée vers des marchés où les primes et les prestations seront calculées en fonction des comportements observés plutôt que des formules probabilistes. Les appareils intelligents et l’analyse prédictive vont conduire cette transformation.

Pensez à Progressive Snapshot, un système de surveillance des conducteurs introduit par Progressive Insurance en 2011. Les clients qui consentent à participer au programme ont un petit dispositif de suivi installé dans le moteur de leurs véhicules qui surveille des variables comme la vitesse, l’accélération et la pression de freinage. Les conducteurs qui respectent le code de la route sont récompensés par des rabais. En contrepartie, Progressive attire plus de clients soucieux de la sécurité. La compagnie a distribué plus de 600 millions de dollars de rabais, et a engendré de nombreux imitateurs.

Imaginez comment cette même idée pourrait s’appliquer à d’autres scénarios. Par exemple, des pisteurs connectés de conditionnement physique peuvent fournir aux compagnies d’assurance des données en temps réel sur les habitudes d’exercice de leurs assurés, leur permettant de personnaliser les polices selon certains modes de vie. UnitedHealthcare offre aux participants dans certains de ses programmes de bien-être parrainés par les employeurs jusqu’à 1 500 $ d’économies annuelles pour permettre à l’entreprise de jeter un coup d’œil à leur activité mesurée par un Fitbit. À l’avenir, les balances connectées et les tensiomètres pourront récompenser les assurés pour le contrôle de leur poids.

La prochaine frontière pourrait être des capteurs à avaler. La Food and Drug Administration aux ÉU a récemment approuvé un dispositif de suivi ingérable qui surveille la conformité des patients à leur régime de médicaments. Bien qu’aucun assureur ne surveille encore les clients à ce point, il semble que ce ne soit qu’une question de temps avant que quelqu’un ne franchisse le pas.

L’IoT permettra également de découvrir de nouvelles innovations dans l’assurance de biens. Les capteurs intelligents peuvent déjà signaler la présence de fumée, de chaleur et de monoxyde de carbone. Les assureurs qui exploitent ces flux d’informations peuvent appliquer des analyses prédictives pour rechercher les signes d’un risque d’incendie. Ils peuvent faire la même chose pour la machinerie dispendieuse assurée, en accordant des rabais de prime aux entreprises qui leur permettent d’exploiter les données de capteurs générées par les machines. Par exemple, des capteurs intégrés aux pneus des camions pourraient avertir d’une chute de pression ou d’une usure extrême de la bande de roulement, ce qui permettrait à l’assureur d’aviser immédiatement le conducteur de prendre des mesures préventives.

Réaliser la promesse de ces technologies présente d’importants défis techniques, à commencer par la construction d’une infrastructure pour surveiller une quantité de données beaucoup plus importante que ce que les assureurs gèrent aujourd’hui. L’Internet des objets a donné naissance à de nouveaux types d’architectures de réseau – ce que Cisco appelle le « brouillard informatique » (fog computing) – pour répondre à ce besoin en traitant les données à différents points du réseau afin que le cloud ne devienne pas un point d’étranglement. Les compagnies d’assurance qui s’intéressent au potentiel des appareils connectés devraient déjà planifier des changements architecturaux pour s’adapter à la prochaine inondation de données.

Il faut également considérer les problèmes de confidentialité. La collecte de données sur les assurés à un niveau aussi personnel va imposer de nouvelles exigences aux opérations de sécurité pour protéger les données en transit et au repos. Il y aura également des problèmes juridiques et réglementaires à résoudre que nous pouvons à peine imaginer à ce stade.

Mais choisir de ne pas participer à la révolution de l’IoT n’est peut-être pas une option. La technologie est déjà en train de réécrire les règles de l’assurance, et les compagnies qui ne veulent pas y adhérer risquent d’être rapidement laissées pour compte.

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