Conseils pour une migration sans souci vers une infrastructure définie par logiciel

Selon certaines estimations, 70% des serveurs dans les centres de données d’entreprise sont maintenant virtualisés, ce qui signifie que presque toutes les entreprises bénéficient de la flexibilité, des taux d’utilisation élevés et de l’automatisation que fournit la virtualisation.

Si vous en faites partie, vous pourriez être tenté de déplacer votre réseau, votre stockage et vos ordinateurs de bureau vers une infrastructure de type « software-defined » (SDI) le plus vite possible. C’est une excellente stratégie à long terme. En fait, Gartner prédit que l’infrastructure programmatique sera une nécessité pour la plupart des entreprises d’ici 2020. Mais vous devriez y aller à votre rythme et pour les bonnes raisons. Ne précipitez pas ce changement et soyez conscient de ces pièges courants.

Avoir une stratégie et un plan. Pensez à ce que vous souhaitez virtualiser et pourquoi vous voulez le faire. Les raisons les plus communes incluent l’amélioration de l’efficacité de l’équipement que vous avez déjà, l’amélioration des performances des applications ou la création des bases pour le cloud hybride. Connaitre vos objectifs vous donnera, ainsi qu’à votre partenaire technologique, un meilleure solution sur ce qu’il faut migrer et quand.

Soyez conscient que plusieurs zones SDI en sont encore à leurs débuts et que les normes sont incomplètes ou inexistantes. Ce qui fait que les applications critiques ne sont pas de bonnes candidates pour une migration hâtive. Commencez par des applications à faible risque et implémentez-les par étapes, en sachant qu’une migration complète peut prendre des années et que certains actifs hérités ne valent peut-être pas la peine d’être virtualisés. Si vous en êtes à vos débuts, envisagez de virtualiser une petite partie de votre infrastructure, comme les pare-feu ou quelques postes de travail, pour vous familiariser avec le processus.

Pour toute la flexibilité offerte par SDI, elle introduit également la complexité. Vous aurez maintenant une couche virtuelle à surveiller en plus de vos couches physiques existantes. Ce n’est pas une raison pour ne pas le faire, mais sachez que les tâches de gestion et de dépannage peuvent devenir un peu plus complexes.

Cartographier les dépendances. Dans un monde idéal, toutes les interfaces entre logiciel et matériel seraient définies logiquement, mais nous savons que nous ne sommes pas dans un monde idéal. Dans la précipitation pour lancer ou réparer une application, les développeurs peuvent créer des raccourcis en spécifiant les dépendances physiques entre, par exemple, une base de données et un périphérique de stockage. Ces connexions peuvent échouer si le stockage est virtualisé. Comprenez où existent de telles dépendances et réparez-les avant d’introduire une couche définie par logiciel.

SDI nécessite également une nouvelle approche de la gestion des systèmes. Étant donné que de nouveaux dispositifs peuvent être introduits dans le réseau avec peu ou pas d’intervention manuelle, il est difficile de prévoir leur impact sur les performances à l’avance. Assurez-vous de prendre en compte les analyses et les mesures de gestion de la performance dans votre planification afin de pouvoir modéliser l’impact des modifications avant de les faire.

Utiliser les normes. Plusieurs normes SDI sont encore en cours de développement. Bien que la plupart des vendeurs s’engagent bien à adhérer à un ensemble de normes de base, ils peuvent également inclure des extensions de propriété susceptibles d’affecter la compatibilité avec des produits tiers. Pour vous assurer le plus grand degré de souplesse, recherchez des solutions conformes aux normes Open Networking Foundation’s OpenFlow et OpenSDS pour le stockage.

SDI dépend fortement des interfaces des programmes d’application pour la communication. Étant donné qu’il n’existe pas de normes universelles pour les API d’infrastructure, elles sont une source potentielle de verrouillage si votre solution SDI nécessite des API spécifiques à un fournisseur particulier. Recherchez plutôt des solutions qui respectent les API définies par les normes de l’industrie.

Doubler la sécurité. Les connexions virtuelles créent certaines vulnérabilités de sécurité qui n’existent pas dans un monde où tout est physiquement attaché. Par exemple, le cœur d’un réseau défini par logiciel est un contrôleur SDN, qui gère toutes les communications entre les applications et les périphériques réseau. Si le contrôleur est violé, le réseau entier est en danger, il est donc essentiel de choisir une plateforme de confiance avec la possibilité de valider les nouvelles composantes et applications. Assurez-vous que les plateformes qui gèrent vos processus virtuels sont verrouillées.

Ne pas négliger le facteur humain. Un des grands avantages de SDI est qu’il permet d’automatiser de nombreux processus autrefois manuels. Ceci aura une incidence sur les compétences dont vous aurez besoin dans votre centre de données. Une connaissance approfondie du matériel deviendra moins importante que la capacité de gérer les applications et l’infrastructure à un niveau élevé. Préparez votre personnel pour ce changement et soyez prêt à reconvertir les personnes que vous croyez capables de faire la transition.

Ces quelques pièges modestes ne devraient pas vous empêcher de préparer votre organisation à tirer parti des nombreux avantages de SDI. Travailler avec un partenaire expérimenté est le meilleur moyen d’assurer une migration en douceur et couronnée de succès.

0

Qu’en pensez-vous?

Sans frais : 1 800 260-3311
info@esitechnologies.com

Sans frais : 1 800 401-TECH (8324)
tech@esitechnologies.com 

1550, rue Metcalfe, bureau 1100
Montréal (Québec) H3A 1X6

11, King St. West, 19e étage
Toronto (Ontario) M5H 4C7

2954, boul. Laurier, bureau 320
Québec (Québec) G1V 4T2