Il est temps de repenser la cybersécurité

Pendant plusieurs années, les organisations ont concentré leurs efforts de sécurité sur la protection des terminaux. Les pare-feu, les logiciels antivirus, la détection d’intrusion et les outils contre les logiciels espions sont tous efficaces, mais ils sont impuissants à arrêter la grande majorité des menaces.

Un récent sondage de ServiceNow auprès de 300 responsables de la sécurité de l’information dévoile que 81% sont très préoccupés des intrusions qui ne sont pas abordées et 78% s’inquiètent de leur capacité à même les détecter. L’indice X-Force Threat Intelligence d’IBM rapporte une augmentation de 566% du nombre d’enregistrements compromis en 2016 comparativement à l’année précédente. FireEye rapporte  que le temps moyen pris par une organisation pour détecter une intrusion est supérieur à 200 jours.

Les mesures de sécurité des terminaux deviendront moins efficaces à mesure qu’ils proliféreront. Les téléphones intelligents ont introduit une toute nouvelle catégorie de menaces, et l’Internet des objets (IoT) ajoutera des milliards de périphériques terminaux aux réseaux dans les années à venir, dont beaucoup ne sont que peu ou pas sécurisés.

C’est pourquoi la cybersécurité, selon les mots du chef de la direction de Cisco  Chuck Robbins, « doit débuter dans le réseau ». Cette approche privilégiée par Cisco reconnait la réalité que les intrusions sont devenues inévitables mais qu’elles ne doivent pas être débilitantes. La popularité croissante des centres d’opérations de sécurité démontre que les organisation informatiques portent leur attention dans la création de vues intégrées de toutes les activités qui se déroulent sur leurs réseaux, y compris les applications, les bases de données, les serveurs et les terminaux, et adoptent des outils permettant d’identifier les modèles qui indiquent une violation. Par exemple, des tentatives d’accès multiples provenant d’une certaine adresse IP ou de transferts importants de fichiers sortants peuvent indiquer une intrusion, et cette activité peut être arrêtée avant qu’elle ne cause beaucoup de dommages.

Heureusement, la technologie évolue pour soutenir cette approche axée sur le réseau. Les plateformes Big Data comme Hadoop ont rendu le stockage de grandes quantités de données pour analyse pratique et abordable pour les entreprises. Les plateformes de diffusion en continu telles qu’Apache Spark et Kafka peuvent capturer et analyser les données en temps quasi réel. Les programmes d’apprentissage machine, lorsqu’ils sont appliqués à de larges magasins de données comme Hadoop, peuvent trier en permanence les journaux de réseau et de serveurs pour trouver les anomalies, devenant progressivement « plus intelligents ».

De son côté, l’infonuagique présente de nouvelles options de déploiement. C’est pourquoi la sécurité migre rapidement d’équipement dédié vers des solutions infonuagiques utilisant un modèle de logiciel sous forme de service (SaaS). Grandview Research estime que le marché des services gérés de sécurité qui valait plus de 17.5 milliards de dollars en 2015 augmentera à plus de 40 milliards de dollars en 2021. Au fur et à mesure que les organisations virtualisent leurs réseaux, ces services seront intégrés aux services réseau de base. Cela signifie la fin des mises à niveau de microcodes, des visites sur le site pour réparer les pare-feu et des mises à jour de signature contre les logiciels malveillants.

Il est trop tôt pour affirmer que la lutte contre les cybercriminels est gagnée, mais les signes sont au moins prometteurs. Il est encourageant de voir Cisco faire de la sécurité une pièce maitresse de sa stratégie. Deux acquisitions récentes (Jasper et Lancope) donnent à Cisco une présence prépondérante dans la sécurité IoT infonuagique et les capacités approfondies d’apprentissage pour l’analyse des menaces et des réseaux. La société a déclaré que la sécurité sera intégrée à chaque nouveau produit qui sera à l’avenir mis en marché. C’est peut-être pour cela que Robbins a appelé son entreprise « la seule entreprise de sécurité de 2 milliards de dollars qui va croitre du double ».

Les solutions de sécurité ne suffisent pas à prévenir les ransomware. Assurez-vous d’avoir une bonne stratégie de relève.

Si la notion de « ransomware » (rançongiciel en français) vous était inconnue jusqu’à maintenant,  l’attaque du 12 mai dernier du virus WannaCryptor qui a eu des répercussions mondiales dans toutes les sphères d’activités vous a certainement sensibilisé aux conséquences de ces attaques qui ne connaissent pas de frontières.

Les attaques informatiques par ransomware coûtent des millions de dollars par année aux entreprises et deviennent de plus en plus sophistiquées et difficiles à éviter. La particularité de ce type d’attaque est qu’elle se répand rapidement à travers les fichiers partagés, et ce parfois en quelques heures, comme l’attaque du 12 mai l’a démontré. Le ransomware s’infiltre généralement par le point le plus faible du réseau, généralement le compte courriel de l’utilisateur ou les sites de réseautage social.

Le ransomware verrouille l’ordinateur ou chiffre les fichiers, exigeant le paiement d’une « rançon » pour rendre aux utilisateurs l’accès à leurs données. Mais le paiement de la rançon ne garantit pas la récupération des données[1], sans compter que les entreprises qui cèdent au chantage des pirates deviennent des cibles de choix pour une prochaine fois…

Si vous êtes chanceux, votre entreprise a été épargnée par le virus et vous vous félicitez d’y avoir échappé. Dans ce cas, retenez la leçon : vous avez eu de la chance cette fois-ci, mais soyez assuré que ce type d’attaque se reproduira, et que votre entreprise pourrait fort bien en être victime la prochaine fois.

Les entreprises prévoyantes ont investi des sommes souvent considérables pour sécuriser leurs environnements informatiques et les données qui y transitent, données qui sont souvent critiques et dont la destruction peut mettre en péril la continuité des activités. Bien que les solutions de sécurité fassent partie de l’équation lorsqu’il s’agit de protéger vos actifs, elles ne sont qu’une partie de la stratégie pour contrer ces menaces.

Une solution complète pour vous prémunir contre les attaques virales doit impérativement inclure un plan de relève et des copies de sauvegarde accessibles et complètes afin de pouvoir restaurer votre environnement tel qu’il était avant l’attaque.

La mise en place d’un plan de relève vous procure l’assurance de pouvoir vous relever rapidement et de minimiser votre période d’inactivité, qui est souvent le maillon faible dans la gestion des attaques informatiques. En effet, plus vite vous reprendrez votre rythme de croisière, moins vos clients et fournisseurs auront à se tourner vers des alternatives qui pourraient, à terme, coûter très cher à votre entreprise et à sa réputation, allant même jusqu’à la mettre à risque.

Les entreprises soumises à des normes de conformité spécifiques à leur industrie sont en général sensibilisées et mieux outillées pour rapidement restaurer leur infrastructure en cas d’attaque. Pour savoir si votre entreprise a mis en place une stratégie de relève adéquate, posez-vous les questions suivantes :

Est-ce que vos copies de sauvegarde sont conservées hors site (loin de votre site principal)?

Êtes-vous en mesure de vous assurer que votre processus de sauvegarde fonctionne correctement?

Pouvez-vous vérifier que vos données peuvent être restaurées dans leur état d’origine?

À quelle vitesse êtes-vous en mesure de restaurer les données prises en otage?

Est-ce que vos données originales sont sauvegardées de manière inaltérable, vous assurant une récupération complète et intègre de vos données en cas d’attaque ransomware?

En répondant à ces questions, vous franchirez la première étape qui vous permettra de remédier aux lacunes de votre stratégie de relève en cas d’attaque informatique. Soyez prêts à faire face aux prochaines menaces pour protéger vos actifs!

[1] Selon un récent sondage, des entreprises victimes de ransomware qui ont payé la rançon, seuls 71% ont pu récupéré leurs données.

Êtes-vous prêts à faire face à toute interruption inattendue?

Nombre de petites et moyennes entreprises ont des lacunes dans leur infrastructure technologique les empêchant de se prémunir face aux imprévus qui causent des interruptions à leurs activités.

Une entreprise a vu ses bureaux dévalisés : les serveurs, ordinateurs, dossiers clients et même les copies de sauvegarde ont disparu. Comment faire pour se relever de cette situation, rapidement, et en minimisant les conséquences? Sans solution de relève, les activités de l’entreprise sont fortement compromises…

Catastrophes naturelles ou industrielles, vols, pannes d’électricité ou bris des télécommunications, piratage, terrorisme… Un arrêt des opérations, même de courte durée, peut mettre en péril votre part de marché, vous faire perdre plusieurs clients importants, et menacer la survie de votre entreprise. Il est primordial pour toute entreprise, quelque soit sa taille, de se préparer à faire face à toute éventualité en protégeant ses actifs informationnels.

Une solution de reprise après sinistre (DRaaS), vous permet d’atténuer les conséquences fâcheuses d’une interruption de vos activités. ESI vous offre la protection de votre environnement sans le fardeau de la dépense et de la gestion d’un site de relève.

Notre service DRaaS vous offre l’accès à notre centre de données certifié Tier III, doté d’équipements des meilleurs manufacturiers, entièrement redondants qui vous garantit une évolutivité élastique et des conditions d’abonnement flexibles.

Des solutions infonuagiques adaptées à vos besoins, abordables et offertes par une entreprise qui possède plus de 20 ans d’expérience en gestion des données, qui comprend l’importance de la protection et de la sauvegarde de vos actifs… n’attendez pas les situations d’urgence pour en profiter !

Vous pensez à l’infonuagique? Gardez les pieds sur terre!

L’adoption de l’infonuagique soulève nécessairement la question de la protection des données. De plus en plus, les pays se dotent de législations spécifiques qui visent à encadrer la gouvernance et la protection de données de leurs citoyens et de leurs agences gouvernementales auxquelles les entreprises qui opèrent sur leur territoire doivent se conformer.

L’utilisation de services infonuagiques ne dispense pas l’entreprise de ses responsabilités pour les problèmes touchant la confidentialité de ses données que son fournisseur cloud pourrait rencontrer.

Autrement dit, vous demeurez le propriétaire et êtes responsable de ce qui advient de vos données même si elles ne sont plus sous votre contrôle.

Sachant qu’il n’y a pas de transfert de responsabilité juridique entre vous et votre fournisseur infonuagique, une longue liste de questions s’ensuit : comment le fournisseur sépare t-il vos données de celles d’autres clients? Où sont-elles conservées (quelle juridiction)? Est-ce que le chiffrement est robuste? Comment s’effectue le transfert de données au fournisseur? Où sont conservées vos copies? Est-ce que le transfert est sécuritaire? Ce ne sont que quelques-unes des questions qui demandent réponse.

Une présence locale d’un fournisseur infonuagique ne signifie pas automatiquement que vos données sont conservées localement. Souvent, les copies sont expédiées en dehors du pays, dans une juridiction soumise à d’autres lois et parfois même qui contreviennent à la législation à laquelle votre entreprise doit se conformer.

En bref, l’infonuagique est bien moins une question de technologie que de conformité aux lois, ententes de niveaux de services et gestion contractuelle. Bien sûr, il y a aussi une forte composante technologique à considérer. ESI peut vous aider à évaluer et mettre en place une stratégie infonuagique avec une compréhension complète des enjeux, qui se résument à la question de la gestion des risques : ce qu’on peut conserver dans un cloud public, ce qu’il faut garder dans un cloud privé.