Pourquoi la transformation numérique est un impératif en 2018

La transformation numérique a été une des expressions les plus discutées – on pourrait même dire surutilisées – en 2017, mais ce serait une erreur de rejeter le concept comme un autre mot à la mode. Les avantages potentiels de la transformation numérique sont très tangibles pour les organisations qui peuvent exploiter la multitude de nouvelles technologies pour redéfinir leurs propres processus et leurs relations clients.

La transformation numérique est facilitée par une combinaison de cinq grandes tendances technologiques.

Le Big Data et l’analytique permettent aux entreprises de mieux comprendre leur environnement d’affaires, leurs clients et leurs propres opérations en rendant de grands volumes de données compréhensibles et exploitables.

La mobilité offre une nouvelle façon de fournir les résultats de ces informations aux clients, employés et partenaires, où et quand ils en ont besoin.

Les médias sociaux simplifient la publication de l’information à l’échelle mondiale à faible coût et permettent de dialoguer avec les entreprises dans le cadre de conversations en temps réel.

L’Internet des objets (IoT) capture et transmet les données à partir d’appareils sans nécessiter d’intervention humaine. Des outils d’analytique peuvent être utilisés pour transformer ces données brutes en informations sur tout, depuis l’état de santé d’équipements d’usine jusqu’au développement de bouchons de circulation.

L’infonuagique qui est le tissu conjonctif de la transformation numérique. L’infrastructure infonuagique combine une extensibilité abordable et infinie avec un accès à des ressources informatiques de classe mondiale. Les applications infonuagiques et les services de données rendent les capacités et les informations qui était auparavant le domaine des plus grandes entreprises accessibles à tous sur une base d’abonnement à bas prix.

Plus forts ensemble

Chacune de ces innovations est révolutionnaire en soi, mais le pouvoir de la transformation numérique vient de leur combinaison. Prenez par exemple Waze, la très populaire application de navigation de Google. Elle utilise une combinaison de toutes ces technologies innovatrices pour amener les utilisateurs à leur destination plus rapidement, les avertir de retards ou d’obstructions et les connecter avec d’autres sur la route. Waze révolutionne la façon dont nous nous déplaçons, créant un nouveau modèle d’affaires par la même occasion.

La transformation numérique consiste à trouver des opportunités grâce à l’utilisation de données. Cela peut prendre la forme de nouveaux secteurs d’activités ou d’une meilleure efficacité opérationnelle. Dans plusieurs cas, les données ont toujours existé, mais l’infonuagique et la mobilité créent de nouvelles façons de les utiliser et de les diffuser.

Une des manières dont la transformation numérique crée de la valeur consiste à exposer des informations et des services utiles aux clients. Par exemple, les propriétaires de flottes de camions peuvent utiliser des capteurs IoT pour suivre les véhicules louées à leurs clients et appliquer l’analytique pour suggérer des itinéraires plus optimaux. Les banques peuvent facilement intégrer les services de tiers dans leurs applications web et mobiles pour offrir aux clients des fonctionnalités telles que le suivi des cartes de crédit ou le financement participatif. Les détaillants peuvent informer les clients des ventes de produits qu’ils ont déjà achetés dans le passé et distribuer des coupons numériques sur leurs appareils mobiles. Les entreprises peuvent facturer ces services ou les livrer comme une valeur ajoutée pour améliorer les relations avec les clients.

Une autre forme de transformation numérique est l’amélioration des performances internes. Par exemple, les vendeurs sur la route peuvent générer des rapports personnalisés et des contrats pour leurs clients sur place à partir d’un service infonuagique. Les capteurs d’un édifice peuvent ajuster automatiquement l’éclairage et la température en fonction de l’utilisation réelle. Les entreprises ayant de grandes opérations de service mobile peuvent mettre à jour et réacheminer dynamiquement les techniciens pendant qu’ils sont en déplacement.

Au fur et à mesure que l’infonuagique évolue et devient plus fluide, les entreprises mélangent les clouds publics, privés et hybrides pour mieux contrôler et gérer les informations qu’ils exposent et pour migrer de manière transparente les charges de travail entre les plateformes cloud. Les organisations les plus performantes adopteront les trois modèles infonuagiques pour rendre leurs opérations TI virtuelles et en mesure de suivre le soleil.

Personnaliser et moderniser

Voici quelques lignes directrices à garder à l’esprit en tête en cours d’adoption.

La transformation numérique n’est pas une stratégie technologique. Cela commence avec les gens et les processus. Pensez aux domaines de votre entreprise où le manque d’information inhibe votre prise de décision ou remet en question votre efficacité. Considérez comment de nouvelles sources de données pourraient être appliquées pour vous aider. Ces informations sont peut-être disponibles sur le cloud, les appareils IoT ou les applications mobiles. Elles sont peut-être même déjà entre vos murs, attendant d’être dévoilées par l’analytique.

Pensez aux avantages. Les meilleures opportunités de changement viennent souvent de l’autonomisation des clients ou des employés individuels. Quelles informations permettraient aux représentants de conclure des ventes plus rapidement? Quelles informations pourraient être fournies aux clients en libre-service? Comment les employés des centres d’appels pourraient-ils offrir un service plus personnalisé aux clients? Ce sont les domaines qui procurent le plus grand effet de levier.

Impliquez tout le monde. Le soutien de la direction est essentiel, mais les personnes les mieux outillées pour identifier les domaines à améliorer sont souvent celles qui sont en première ligne. Offrez des ateliers de transformation numérique et mettez en place des groupes de travail axés sur différentes opérations fonctionnelles et orientées client. Les employés apprécieront le processus d’idéation et se l’approprieront plus volontiers s’ils en font partie.

Modernisez l’infrastructure. Le développement agile basé sur les microservices, les conteneurs et DevOps révolutionne la façon dont les organisations construisent et déploient les applications. Les cycles de vie de développement se raccourcissent de quelques mois à quelques jours, et des cycles de version plus fréquents permettent la livraison continue de nouvelles innovations. La plupart des infrastructures existantes sont mal adaptées à ce paradigme hautement virtualisé et flexible. Les organisations doivent passer à une infrastructure définie par logiciel pour tirer pleinement parti des nouvelles plateformes qui sous-tendent la transformation numérique.

Une étude récente de KPMG sur 400 PDG a indiqué que « la technologie en évolution rapide et la rapidité de la transformation qui en résulte font que les trois prochaines années seront plus critiques pour leur industrie que les 50 années précédentes. » La transformation numérique doit être sur votre écran radar. Un partenaire expérimenté peut vous aider à trouver votre chemin.

Conseils pour une migration sans souci vers une infrastructure définie par logiciel

Selon certaines estimations, 70% des serveurs dans les centres de données d’entreprise sont maintenant virtualisés, ce qui signifie que presque toutes les entreprises bénéficient de la flexibilité, des taux d’utilisation élevés et de l’automatisation que fournit la virtualisation.

Si vous en faites partie, vous pourriez être tenté de déplacer votre réseau, votre stockage et vos ordinateurs de bureau vers une infrastructure de type « software-defined » (SDI) le plus vite possible. C’est une excellente stratégie à long terme. En fait, Gartner prédit que l’infrastructure programmatique sera une nécessité pour la plupart des entreprises d’ici 2020. Mais vous devriez y aller à votre rythme et pour les bonnes raisons. Ne précipitez pas ce changement et soyez conscient de ces pièges courants.

Avoir une stratégie et un plan. Pensez à ce que vous souhaitez virtualiser et pourquoi vous voulez le faire. Les raisons les plus communes incluent l’amélioration de l’efficacité de l’équipement que vous avez déjà, l’amélioration des performances des applications ou la création des bases pour le cloud hybride. Connaitre vos objectifs vous donnera, ainsi qu’à votre partenaire technologique, un meilleure solution sur ce qu’il faut migrer et quand.

Soyez conscient que plusieurs zones SDI en sont encore à leurs débuts et que les normes sont incomplètes ou inexistantes. Ce qui fait que les applications critiques ne sont pas de bonnes candidates pour une migration hâtive. Commencez par des applications à faible risque et implémentez-les par étapes, en sachant qu’une migration complète peut prendre des années et que certains actifs hérités ne valent peut-être pas la peine d’être virtualisés. Si vous en êtes à vos débuts, envisagez de virtualiser une petite partie de votre infrastructure, comme les pare-feu ou quelques postes de travail, pour vous familiariser avec le processus.

Pour toute la flexibilité offerte par SDI, elle introduit également la complexité. Vous aurez maintenant une couche virtuelle à surveiller en plus de vos couches physiques existantes. Ce n’est pas une raison pour ne pas le faire, mais sachez que les tâches de gestion et de dépannage peuvent devenir un peu plus complexes.

Cartographier les dépendances. Dans un monde idéal, toutes les interfaces entre logiciel et matériel seraient définies logiquement, mais nous savons que nous ne sommes pas dans un monde idéal. Dans la précipitation pour lancer ou réparer une application, les développeurs peuvent créer des raccourcis en spécifiant les dépendances physiques entre, par exemple, une base de données et un périphérique de stockage. Ces connexions peuvent échouer si le stockage est virtualisé. Comprenez où existent de telles dépendances et réparez-les avant d’introduire une couche définie par logiciel.

SDI nécessite également une nouvelle approche de la gestion des systèmes. Étant donné que de nouveaux dispositifs peuvent être introduits dans le réseau avec peu ou pas d’intervention manuelle, il est difficile de prévoir leur impact sur les performances à l’avance. Assurez-vous de prendre en compte les analyses et les mesures de gestion de la performance dans votre planification afin de pouvoir modéliser l’impact des modifications avant de les faire.

Utiliser les normes. Plusieurs normes SDI sont encore en cours de développement. Bien que la plupart des vendeurs s’engagent bien à adhérer à un ensemble de normes de base, ils peuvent également inclure des extensions de propriété susceptibles d’affecter la compatibilité avec des produits tiers. Pour vous assurer le plus grand degré de souplesse, recherchez des solutions conformes aux normes Open Networking Foundation’s OpenFlow et OpenSDS pour le stockage.

SDI dépend fortement des interfaces des programmes d’application pour la communication. Étant donné qu’il n’existe pas de normes universelles pour les API d’infrastructure, elles sont une source potentielle de verrouillage si votre solution SDI nécessite des API spécifiques à un fournisseur particulier. Recherchez plutôt des solutions qui respectent les API définies par les normes de l’industrie.

Doubler la sécurité. Les connexions virtuelles créent certaines vulnérabilités de sécurité qui n’existent pas dans un monde où tout est physiquement attaché. Par exemple, le cœur d’un réseau défini par logiciel est un contrôleur SDN, qui gère toutes les communications entre les applications et les périphériques réseau. Si le contrôleur est violé, le réseau entier est en danger, il est donc essentiel de choisir une plateforme de confiance avec la possibilité de valider les nouvelles composantes et applications. Assurez-vous que les plateformes qui gèrent vos processus virtuels sont verrouillées.

Ne pas négliger le facteur humain. Un des grands avantages de SDI est qu’il permet d’automatiser de nombreux processus autrefois manuels. Ceci aura une incidence sur les compétences dont vous aurez besoin dans votre centre de données. Une connaissance approfondie du matériel deviendra moins importante que la capacité de gérer les applications et l’infrastructure à un niveau élevé. Préparez votre personnel pour ce changement et soyez prêt à reconvertir les personnes que vous croyez capables de faire la transition.

Ces quelques pièges modestes ne devraient pas vous empêcher de préparer votre organisation à tirer parti des nombreux avantages de SDI. Travailler avec un partenaire expérimenté est le meilleur moyen d’assurer une migration en douceur et couronnée de succès.

Votre réseau est-il prêt pour la transformation numérique?

Si votre entreprise possède plus d’un bureau, vous connaissez déjà la complexité impliquée dans le maintien du réseau. Vous avez probablement plusieurs périphériques connectés dans chaque succursale, avec des pare-feu, routeurs sans fil et peut-être de l’équipement VoIP. Chaque correctif, mise à jour logicielle ou nouvelle signature de logiciels malveillants doit être installé manuellement, nécessitant un appel de service. Plus vous avez de succursales, plus le coût est élevé et plus le délai est important.

C’est l’état de la technologie dans la plupart des entreprises distribuées de nos jours, mais cela n’évoluera pas bien dans l’avenir. Environ 50 milliards de nouveaux appareils intelligents connectés s’ajouteront au cours des trois prochaines années, selon l’évaluation faite par le manufacturier Cisco. Cette soi-disant révolution dite « Internet des objets » (IoT) va exiger de repenser complètement l’infrastructure réseau.

Les réseaux de l’avenir doivent fournir et gérer de manière flexible la bande passante pour s’adapter à une grande variété de scénarios d’utilisation. Ils doivent également être gérables à partir d’un point central. La fonctionnalité qui est actuellement intégrée dans les périphériques matériels doit passer dans le logiciel. La sécurité deviendra partie intégrante du réseau, plutôt que distribuée dans des dispositifs de pointe. Les mises à jour logicielles seront automatiques.

C’est la vision que Cisco appelle la Digital Network Architecture (DNA). C’est une approche logicielle pilotée par les réseaux et les périphériques intelligents et l’automatisation. En virtualisant plusieurs des fonctionnalités fournies actuellement par des équipements physiques, votre organisation TI peut acquérir une visibilité et un contrôle inégalés sur chaque partie du réseau.
Par exemple, vous pouvez remplacer des pare-feu matériels par une connexion à prise unique. Vos administrateurs réseau peuvent obtenir une vue complète de chaque dispositif de pointe, et vos équipes responsables de la sécurité peuvent utiliser l’analytique pour identifier et isoler les anomalies détectées. Les nouveaux téléphones, ordinateurs ou autres appareils peuvent être détectés automatiquement et les autorisations et politiques appropriées sont appliquées de manière centralisée. Les réseaux sans fil, qui sont un des points d’entrée les plus courants des cyberattaquants, peuvent être sécurisés et surveillés en tant qu’unité.

Un des avantages les plus importants du DNA est l’allocation flexible de la bande passante. Plusieurs entreprises offrent aujourd’hui la bande passante sur la base du scénario le plus défavorable, ce qui entraine une capacité de réseau excédentaire qui reste inactive la plupart du temps. Dans un scénario entièrement défini par logiciel, la bande passante est allouée sur demande uniquement, de sorte qu’une succursale qui connait une accalmie n’accapare pas les ressources d’une autre qui est occupée. Les ressources serveur virtualisées peuvent également être allouées de la même façon, en améliorant l’utilisation et en évitant le gaspillage.

L’Internet des objets exigera des niveaux sans précédent de flexibilité du réseau. Certains dispositifs de pointe, tels que les terminaux de point de vente, nécessiteront des connexions à haut débit qui transmettent des informations rapides pour des tâches telles que la validation par carte de crédit. D’autres, comme les caméras de sécurité, doivent transmettre des fichiers beaucoup plus volumineux, mais peuvent tolérer de plus longs délais. À l’aide d’une approche basée sur les politiques DNA, les priorités peuvent être définies pour s’assurer que chaque appareil dispose des ressources dont il a besoin.

Arriver au DNA ne se fait pas en un jour. Presque chaque nouveau produit mis en marché par Cisco est activé pour le DNA. Au fur et à mesure que vous retirez des équipements plus anciens, vous pouvez passer graduellement à un environnement entièrement virtualisé et défini par logiciel. Dans certains cas, vous pouvez constater que les coûts de gestion d’un vaste réseau distribué, tels que les déplacements, le temps du personnel et la perte de productivité, justifient déjà un changement. Quoi qu’il en soit, ESI a l’expertise de conseil et de mise en œuvre pour vous aider à prendre la meilleure décision.

Le paradoxe TI

Notre industrie vit une grande période de changement. Tout a commencé avec une architecture référentielle avec des ordinateurs centraux et de mini-ordinateurs conçus pour des milliers d’applications utilisées par des millions de personnes dans le monde. La suite de l’évolution est l’avènement d’Internet et l’architecture client-serveur, celle-là faite pour des centaines de milliers d’applications pour des centaines de millions d’utilisateurs. Nous sommes maintenant arrivés à une troisième génération d’architecture, qui est conçue pour soutenir des millions d’applications pour des milliards d’utilisateurs.

La virtualisation semble l’étincelle qui a déclenché cette révolution. La logique sous-jacente de cette transformation majeure est que la virtualisation permet de  soustraire de l’équipement, mettant en commun les performances et les actifs à partager par les applications selon les divers usages et les besoins des unités d’affaires des entreprises. La promesse est de pouvoir en faire plus avec moins. Donc, de réduire les dépenses et le budget TI!

Ces changements ont des implications énormes. Cette 3e plateforme est construite, fonctionne, consommée et enfin gérée différemment. Tout a changé à partir de la base. Il semble logique d’investir dans une planification prudente dans la transition à cette 3e plateforme. À quelle vitesse pouvons-nous aller? Qu’est-ce qui peut aller en infonuagique publique? Quels investissements sur notre infrastructure seront requis? Quels impacts sur nos équipes TI? De quelles formations et connaissances auront-elles besoin? Qu’en est-il des questions de sécurité et des risques?

Le paradoxe est le suivant : la 3e plateforme permet aux TI d’en faire beaucoup plus avec moins. Par conséquent, les budgets sont réduits ou au mieux inchangés. Cependant, migrer vers cette plateforme exige des investissements. C’est le défi des gestionnaires TI qui doivent convaincre leur entreprise d’investir davantage pour adopter cette troisième plateforme et profiter de ses avantages.